Bienvenu
Nous sommes ceux et celles qui se déclarent chrétiens de l'Église Catholique, fidèles laïcs et ecclésiastiques, et qui font des études sur les œuvres des penseurs japonais anciens et modernes. Notre cercle n'est pas un institut constitué par des membres qui jouiraient de leur propre statut selon un règlement, mais un réseau d'échanges sur un plan humain autour d'un animateur qui aime prendre comme camarades toutes et tous qui s'intéressent à son sujet, soit chercheurs professionnels ou amateurs intellectuels.
Nous pensons à promouvoir et à développer les rapports
entre lecteurs catholiques d'auteurs japonais et souhaitons le faire avec les non-catholiques dans ce domaine. Cela nous engage aussi à travailler pour les esprits cultivés, dans l'Église et en dehors d'elle, qui ne connaissent pas encore les richesses du savoir japonaise, afin de les y introduire.
Nous pensons à promouvoir et à développer les rapports
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| Le chemin de la Philosophie, Kyôto, Japon |
Ainsi, quand nous nous disons imposés de faire mieux reconnaître aux lecteurs occidentaux un apport de l'intelligence nipponne, voulons-nous tâcher à être un lieu de rencontre aves un contexte pluriel ; entre les intellectuels francophones et les savants japonais, entre les catholiques et les non-catholiques, et entre les connaisseurs et les non-connaisseurs sur ce champ. Quoi qu'il en soit, nous avons l'impression que, dans le sphère francophone, il n'y a que de très faibles connaissances sur la philosophie japonaise parmi les penseurs catholiques, alors qu'augmente de plus en plus le nombre des philosophes qui s'y intéressent en dehors de l'Église.
Nous tenons, tant à la fraternité des prospecteurs catholiques, qu'à l'amitié ouverte à toutes personnes qui travaillent avec sincérité à développer les connaissances sur le Japon par les langues européennes. Ce faisant, nous sommes convaincus de vivre l'esprit authentiquement catholique et conscients de contribuer à l'enrichissement intellectuel du monde.
L'expérience des siècles passés, le progrès des sciences, les richesses cachées dans les diverses cultures, qui permettent de mieux connaître l'homme lui-même et ouvrent de nouvelles voies à la vérité, sont également utiles à l'Eglise. En effet, dès les débuts de son histoire, elle a appris à exprimer le message du Christ en se servant des concepts et des langues des divers peuples et, de plus, elle s'est efforcée de le mettre en valeur par la sagesse des philosophes: ceci afin d'adapter l'Evangile, dans les limites convenables, et à la compréhension de tous et aux exigences des sages. A vrai dire, cette manière appropriée de proclamer la parole révélée doit demeurer la loi de toute évangélisation. C'est de cette façon, en effet, que l'on peut susciter en toute nation la possibilité d'exprimer le message chrétien selon le mode qui lui convient, et que l'on promeut en même temps un échange vivant entre l'Eglise et les diverses cultures. Pour accroître de tels échanges, l'Eglise, surtout de nos jours où les choses vont si vite et où les façons de penser sont extrêmement variées, a particulièrement besoin de l'apport de ceux qui vivent sans le monde, et en épousent les formes mentales, qu'il s'agisse des croyants ou des incroyants. Il revient à tout le peuple de Dieu, notamment aux pasteurs et aux théologiens, avec l'aide de l'Esprit-Saint, de scruter, de discerner et d'interpréter les multiples langages de notre temps et de les juger à la lumière de la parole divine, pour que la vérité révélée puisse être sans cesse mieux perçue, mieux comprise et présentée sous une forme plus adaptée.Le Concile Vatican II, Gaudium et Spes (L'Église dans le monde de ce temps) §44, 1965.


