Nom du cercle
Mataudo (またうど ou まとうど [mataɯdo], [matoɯdo, matoːdo], japonais), c’est un mot
ancien du yamato-kotoba, vocabulaire
japonais qui n’a été ni importé d’une langue d’origine non-japonaise ni inventé
avec des idéogrammes chinois ; comme, chez les Anglais, les mots d’origine
anglo-saxon, qui ne sont venus, par exemple, ni du grec ni du latin.
Transformé par
euphonie de matabito, le mot signifiait
étymologiquement une personne parfaite (mattaki
hito). En fait, il était utilisé pour indiquer une personne honnête,
sincère, ou sérieux (mattou-na hito, matomo-na hito). En même temps, un usage
ironique du mot a été répandu pour parler d’une personne trop sérieuse
pour être flexible ou de celle de naïveté dont on abuse. Cela est justement
comme l’usage du mot bonhomme en
français.
Il pourrait avoir
pour synonymes dans le japonais moderne des mots : baka-shoujiki [honnête en folie], ohitoyoshi [révérende bonne pâte], kuso-majime [sérieux de merde (!)], etc.
Ce mot se voit appliquer des idéogrammes combinés 全人ou 真人 pour se lire comme mataudo en kun’yomi. Quand on lit le premier composé comme zenjin en on’yomi en tant que kango (mot de style chinois), c’est un mot qui signifie un homme complet avec intellect, sentiment et volonté. Dans le cas du second, lu comme shinjin, c’est celui qui a appris à vivre la vérité par expérience. Et c’est cela que Keiji Nishitani et Shizuteru Ueda adoptent pour traduire une expression eckhartienne « ein wahrhafter Mensch », un vrai homme.
Ce mot se voit appliquer des idéogrammes combinés 全人ou 真人 pour se lire comme mataudo en kun’yomi. Quand on lit le premier composé comme zenjin en on’yomi en tant que kango (mot de style chinois), c’est un mot qui signifie un homme complet avec intellect, sentiment et volonté. Dans le cas du second, lu comme shinjin, c’est celui qui a appris à vivre la vérité par expérience. Et c’est cela que Keiji Nishitani et Shizuteru Ueda adoptent pour traduire une expression eckhartienne « ein wahrhafter Mensch », un vrai homme.


